APTHQ - Association des producteurs de tourbe horticole du Québec

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Faits saillants

Les travaux réalisés par le GRET sont reconnus à l'échelle internationale. L'expertise du groupe en matière de restauration et de conservation suscite un vif intérêt de la part du secteur privé, des gouvernements et des organismes de conservation.

La recherche : clé d'une gestion intégrée et durable

Le Groupe de recherche en écologie des tourbières (GRET) est issu de la concertation entre le milieu scientifique universitaire, l'industrie canadienne de la tourbe et des organismes gouvernementaux fédéraux et provinciaux. Tous ces intervenants ont le même objectif : la gestion intégrée et durable des tourbières au Canada.

Depuis 1992, l'équipe de chercheurs, dirigée par le Dr Line Rochefort du département de phytologie de l'Université Laval (Québec, Canada), a mené plusieurs études portant sur :

  • le développement de techniques de restauration;
  • la recolonisation végétale après récolte de la tourbe;
  • l'hydrologie, la géochimie et la microbiologie des tourbières naturelles, exploitées et en restauration;
  • les stratégies de conservation des tourbières;
  • les populations d'oiseaux, d'arthropodes et de mammifères des tourbières;
  • l'écologie et la productivité des sphaignes.

Depuis 2003, les projets se poursuivent dans le cadre de la Chaire de recherche industrielle en aménagement des tourbières, toujours en étroite collaboration avec l'industrie canadienne de la tourbe. Trois axes majeurs de recherches sont abordés, soit :

  • la restauration écologique des tourbières après l'extraction de la tourbe;
  • le réaménagement des tourbières;
  • la production de biomasse de sphaigne.

Les constats du GRET

Les résultats des travaux de recherche permettent d'affirmer qu'après la restauration d'une tourbière:

  • le recouvrement végétal par les sphaignes est possible dans un horizon de cinq ans;
  • le taux de croissance de la sphaigne sur les sites restaurés avec succès s'avère comparable ou plus élevé à celui des tourbières naturelles qui varie de 235 à 310 g/m2 selon la communauté de sphaignes ;
  • la capacité du site à capter du carbone peut être ramené à celui d'une tourbière naturelle après un délai de 10 ans.

Afin de pallier aux limites de l'indicateur Qualité des écosystèmes de l'Analyse de cycle de vie environnementale, le GRET contribue également au développement des cinq indicateurs complémentaires suivants : biodiversité locale, biodiversité régionale, potentiel de restauration écologique, qualité de la restauration et hydrologie de la tourbière.

La restauration efficace d'une tourbière dépend d'un ensemble de facteurs liés

Suite aux études de l'hydrologie des tourbières, nous en sommes venus à la conclusion que la pose d'un paillis de paille sur les sphaignes réintroduites et le blocage des canaux de drainage sont essentiels pour conserver un taux d'humidité favorable à la croissance des sphaignes.

Deux guides techniques ont été produits suite aux études sur le réaménagement des tourbières. Lorsqu'il n'est pas possible de restaurer un site, on offre la possibilité d'y cultiver des petits fruits.

La culture de sphaigne : un axe de recherche prometteur

La Chaire de recherche industrielle en aménagement des tourbières effectue actuellement des recherches sur la culture de sphaigne. Les buts de la production de fibre de sphaigne sont multiples : développer de nouveaux substrats de croissance, produire de la mousse florale, fournir des diaspores de sphaigne pour la restauration d'autres tourbières.

La productivité des bassins de culture de Shippagan, au Nouveau-Brunswick, est légèrement supérieure à celle des tourbières d'Amérique du Nord. Puisque le but est de produire rapidement une biomasse de sphaigne renouvelable, il est important de développer des techniques qui augmenteront encore cette productivité.