La récolte de la tourbe
L'exploitation des tourbières à des fins horticoles fait l'objet de plusieurs considérations environnementales, dont la conservation des fonctions des terres humides, de leur flore et de leur faune.
Plusieurs autres facteurs entrent en ligne de compte :
- La qualité de la tourbe doit répondre aux exigences du marché. Au Canada et aux États-Unis, on préfère une tourbe de sphaigne peu décomposée pour le marché professionnel (culture en serre). La tourbe brune est souvent utilisée comme intrant dans les mélanges horticoles destinés aux horticulteurs amateurs.
- La couche de tourbe de qualité doit être assez épaisse pour justifier son ouverture. Une épaisseur moyenne de 2 mètres est généralement considérée comme minimale.
- La tourbière doit être assez étendue pour justifier son exploitation. Une superficie de 50 hectares est habituellement requise, mais des tourbières plus petites sont parfois exploitées. Dans tous les cas, la tourbière doit offrir un bon potentiel de drainage.
- La proximité d'une infrastructure de transport (route, accès des camions), une faible densité du couvert forestier, l'existence d'une main-d'œuvre locale, l'accès à des installations électriques et d'autres facteurs semblables jouent un rôle déterminant dans le choix de la tourbière.
- Enfin, le climat doit favoriser l'assèchement de la tourbe pendant la période de récolte.
Étapes de production de la tourbe