APTHQ - Association des producteurs de tourbe horticole du Québec

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L'histoire de la tourbe au Québec et dans le monde

Les premières mentions de l'utilisation de la tourbe remontent à l'époque des Romains où la tourbe servait de combustible domestique.

La tourbe a joué un rôle considérable dans l'économie européenne. Les tourbières couvrent de vastes superficies dans l'Europe du Nord et de l'Est. Son exploitation, dans des zones marécageuses, souvent pauvres, permettait de remplacer le bois, autant pour la construction des fermes et des maisons que pour le chauffage. En Irlande et en Écosse, la tourbe constitue une source d'énergie importante.

Les différentes époques de la production

1864

Première exploitation de tourbière en Estrie. La pulpe de tourbe est séchée au soleil puis coupée en petits blocs qui servent de combustible aux locomotives du Grand tronc pour le voyage de retour aux États-Unis.

1901

Construction d'une usine à Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent, servant à produire un combustible formé de pulpe de tourbe mélangée à du pétrole brut.

1929-1935

Tourbe énergétique récoltée grâce à un procédé hydraulique dans la région de Saint-Hyacinthe. Elle est destinée au chauffage de résidences domestiques et des fours à chaux de Saint-Dominique.

1933-1960

Récoltée de la tourbe horticole avec la méthode des tranchées où les blocs de tourbe sont coupés à la pelle puis « cordés » pour le séchage. Ils sont ensuite déchiquetés à l'usine et comprimés en ballots. Vers la fin de cette période, des machines à couper des blocs de conception européenne ont été introduites au Québec.

1960-1970

« Modernisation » de l'industrie : Virage important de l'industrie; les producteurs abandonnent peu à peu la méthode de coupe traditionnelle en blocs au profit d'une extraction avec aspiration.

À partir de 1970

Apparition des produits horticoles à base de tourbe, substrats de croissance avec vermiculite et de perlite.

L'Université de Sherbrooke multiplie ses recherches sur les propriétés chimiques et physiques de la tourbe. Plusieurs procédés à vase de tourbe sont mis au point : absorption d'huiles usées et de pétrole, fabrication de blocs de ciment isolants, insonorisants et légers et production de méthane.

Années 80 et 90

  • Mise au point de terreaux spécialisés en fonction de cultures plus spécifiques (production en serre, plantation, aménagements horticoles, etc.).
  • Automatisation des différentes étapes de production et de manutention.
  • L'industrie se dote de la biotechnologie, mise au point de biofiltres et de substrats inoculés avec champignons endomycorhiziens.

travaux de préparation de terrain pour restauration d'une tourbière 1992

Les producteurs de tourbe horticole initient le premier projet de recherche et d'expérimentation sur la restauration des tourbières au Québec, mené par le Groupe de recherche en écologie des tourbières (GRET) de l'Université Laval. Durée du projet : 3 ans. Deux autres phases subséquentes (1996-1998 et 1999-2001) viennent développer l'expertise québécoise. Une nouvelle industrie de réputation internationale voit le jour : celle de la restauration.

 

À partir du 12e et 13e siècle

La tourbe devient une ressource énergétique de plus en plus importante en Europe. À cette époque, aux Pays-Bas, les tourbières valent 3 fois plus cher que les terres à cultiver.
Au 17e siècle (années 1600)

La tourbe commence à être exploitée comme combustible dans l'industrie textile, l'industrie de la faïence et la fabrication de la bière. On s'en sert également pour amender les sols.
À la fin des années 1730

Un nouveau produit apparait : les cendres de tourbes hollandaises. Issues de la combustion de tourbe à des fins de chauffage domestique, ces cendres, à haute teneur en sel, servaient d'engrais pour les cultures. On utilise ces cendres en Hollande, en Angleterre, en France et en Belgique. « C'est surtout sur le trèfle que leur effet est vraiment surprenant », comme le mentionne le Traité élémentaire d'agriculture de J. Girardin et A. Du Breuil, publié en 1863.
Au 19e siècle

L'Allemagne met au point une technologique de récolte et de production de briquettes compressées. Au Canada, on commence à exploiter les premières tourbières à des fins énergétiques. Mais dès les années 30, les vertus de la tourbe sont reconnues pour l'horticulture.
Au 20e siècle

Une nouvelle méthode de récolte de la tourbe est utilisée avec la mise au point d'aspirateurs industriels.
Aujourd'hui

L'usage de tourbe à des fins énergétiques est complètement terminé pour la plupart des pays, sauf dans certains pays au Nord de l’Europe, où elle fait partie des traditions. Au Canada et au Québec, la tourbe est essentiellement réservée à des fins horticole.